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Séance d'enseignement : "Lecture pas-à-pas"

Par Frédérique Jarre publié 16/12/2018 00:00, Dernière modification 16/12/2019 16:20
La lecture pas-à-pas est une modalité de lecture collective qui permet de faire des inférences au cours de la lecture, d'établir des liens logiques et des liens de causalité, de faire des prédictions et de s’assurer de la cohérence de la représentation mentale (cf. Annette Bon, 1982, Catherine Tauveron, 2002)

Cette activité rend visible le travail du lecteur qui interroge le texte au fur et à mesure pour s’en construire une représentation mentale cohérente. (cf. Masseron et alii 1982, Annette Bon, 1982, Catherine Tauveron, 2002)

Objectifs visés :

Pour l'élève :

  • Élaborer une représentation mentale cohérente du récit entendu.
  • Réguler sa compréhension.
  • Faire des inférences, mettre en relation les informations. 
  • Questionner, clarifier, anticiper et garder en mémoire.
  • Être actif dans la lecture.
  • Élaborer des hypothèses.

Pour l'enseignant :

  • Accompagner les élèves dans l’élaboration du sens du texte.
  • Rendre actif les élèves au cours de la lecture.
  • Mener des débats.
  • Rendre visibles les processus de compréhension et les expliciter.

 

 

Préparation - choix du texte et travail préalable par l'enseignant·e

Choisir un texte court, ou un texte qui sera lu par dévoilement progressif. Ce peut être un passage au cours d’une lecture longue.

Le travail ci-dessous peut sembler facile mais notre expérience montre qu'il est très exigeant pour l'enseignant. De la qualité de cette préparation dépendra la capacité de l'enseignant à anticiper sur les problèmes qui risquent réellement de se poser durant la séances :

Pour les élèves :

- Se demander ce qu’il y a à comprendre dans cette histoire ?

- Quels sont les nœuds sémantiques ?

Pour l'enseignante·e :

- Se demander ce que les élèves doivent comprendre

et ce qu’on va mettre en place pour accompagner leur compréhension

 

 

Pour le découpage du texte, choisir les moments où il y a plusieurs possibilités dans le récit (nœuds sémantiques).

Il faut éviter de délimiter des unités narratives complètes qui n’appellent pas d’hypothèses, mais on peut couper au milieu d'une phrase.
Ne pas prévoir des arrêts trop fréquents qui coupent le rythme du récit. Il n’existe pas de choix définitif.

Tableau à préparer ;

Lecture et arrêts Questions Éléments d'appui du texte Hypothèses possibles pour les élèves
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Préparation des questions


À chaque arrêt, l’enseignant-e pose une seule question inférentielle, deux tout au plus :

 

  • Questions d’anticipation (Que va faire/ Que veut faire tel personnage ? Que va-t-il se passer ? etc.)
  • Question d’antériorité (Pourquoi tel personnage a-t-il fait cela ? Que voulait-il faire ? Que s’est-il passé ? etc.)
  • Question d’éclaircissement (Qui est tel personnage ? Qui est le responsable ? Où se déroule cette histoire ? etc.)

Penser les modalités de mise en œuvre :

  • Classe entière ou demi-classe, en regroupement autour de l’enseignant, après un éventuel travail préparatoire en petits groupes, en duo, etc…
  • Les supports peuvent être variables : lorsque l'enseignant·e lit le texte, les élèves peuvent avoir le texte sous les yeux en le découvrant peu à peu (texte sur TNI ou feuille que l’on déplie à chaque étape).
  • Prévoir des illustrations et différentes représentations (personnages, lieux, etc. pour les plus jeunes).
  • Les élèves peuvent avoir des cahiers devant eux pour écrire leurs hypothèses.

 

ICI TEMPS CLASSE À FINIR

 

séance en classe

 

L'enseignant·e L'élève

Temps 1 :

Clarification

 - Clarifier la tache.

- Mobiliser la mémoire  didactique.

- Présenter ou rappeler l’histoire.

  • rappelle l’activité,
  • rappelle ce que l’on sait déjà faire,
  • présente le début de l’histoire et les personnages si besoin,
  • ouvre un horizon d’attente.
  • se projette dans la tâche,
  • anticipe l’activité qu’il aura à mener,
  • commence à élaborer une représentation mentale,
  • mobilise ses connaissances.

Temps 2 :

Lecture et construction du visibiléo
 
- Lecture et arrêts. 
 
- Questions inférentielles.

- Questions de justification.
 
- Traitement des hypothèses. 
 

  • lit et s’arrête pour poser une question inférentielle,
  • recueille les hypothèses et fait justifier certaines  propositions :                     « Qu’est-ce qui te permet de … »,
  • discute les hypothèses irrecevables mais ne valide pas, c’est la suite de la lecture qui valide,
  • incite à expliquer les procédures mises en œuvre.
  • fait des liens et des inférences pour répondre à la question,
  • émet des hypothèses,
  • justifie ses hypothèses,
  • contrôle la cohérence de sa représentation mentale,
  • explicite ses procédures de compréhension. 

Temps 3 :

La mémoire didactique

- Qu’a-t-on compris et comment ?

- Quelles procédures avons-nous utilisées ?

- Quels liens établir avec nos expériences de lecture ?

  • s’assure que les élèves ont compris l’histoire,
  • questionne les élèves sur ce qui vient d’être fait : la démarche,
  • généralise les procédures / institutionnalise.
  • peut redire ce qu’il a compris de l’histoire,
  • explique ce qui a été appris,
  • conserve une mémoire didactique de l’activité.

Après la séance

Afin de prolonger le travail de compréhension, en particulier avec les élèves les plus fragiles :

  • Laisser l’album ou le texte à disposition des élèves.
  • Relire l’histoire après quelques jours.
  • Jouer l’histoire (avec des marottes pour les plus jeunes).
  • Faire des rappels de récits.
  • Mener différentes activités autour des personnages, des lieux, etc. 

Une "grammaire" pour la lecture pas-à-pas

Au fur et à mesure de nos tests de cet outil dans les classes, nous avons progressivement eu recours à des éléments graphiques plus stabilisés. Quelques exemples :

Lecture collective par l'enseignant,

le texte ayant été découpé

en fonction des noeuds de compréhension.

 

L'enseignant pose une

question inférentielle.

Les élèves émettent des hypothèses,

donnent leur point de vue.

 

Les élèves élaborent une représentation

mentale cohérente de la situation