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Françoise Lantheaume : Coordination, régulation, coopération : quels défis pour les métiers en Éducation Prioritaire ?

Par Stéphane Kus publié 20/09/2015 15:55, Dernière modification 15/04/2016 10:11
"Il vaut mieux soutenir l'existant que de prescrire l'idéal". Au-delà de la prescription du "travail collectif", comment soutenir et aménager les conditions de celui-ci ? Intervention à la formation "Le travail collectif en REP+" en octobre 2014.

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Tout travail est collectif 0:00:00
Les différentes formes de travail collectif 0:07:08
La question spécifique de la coordination 0:14:17
 Le travail collectif, une ressource VS une contrainte 0:25:00
Le choc des groupes professionnels 0:32:05
Une spécificité du travail collectif en Education prioritaire ? 0:36:28

Tout travail est collectif

Françoise Lantheaume indique en introduction que l’enseignant travaille en collectif, même dans sa classe, car tout travail est social. Par ailleurs, les organisations contemporaines réclament de plus en plus de travail collectif. Mais il existe différentes formes de travail collectif.

 

Les différentes formes de travail collectif (7’ )

  • La coopération qui nécessite trois conditions : la volonté de coopérer, des moyens pour communiquer, le partage d'un objectif commun qui n'est pas toujours préalable à la coopération. Sur cette base peut se définir un référentiel opératif commun.
  • La régulation qui permet la création d’un langage opératif.
  • La coordination qui est le niveau le plus explicite permet la planification, l’agencement des actions de façon cohérente et efficace. Toutefois, plus il y a de coopération, plus il faut de coordination.
  • La concertation qui est l’instrument de la coopération et de la collaboration.

Tout ceci nécessite des compétences de communication (savoir débattre), de formalisation (car il y a souvent perte de la mémoire de ce travail collectif), ainsi qu'une prudence proche de la sagesse car travailler à plusieurs nécessite également de la modestie.

Il faut réfléchir aux conséquences du travail collectif, à cause de la porosité accrue entre temps et lieux professionnels et temps et lieux personnels.

Le travail collectif : une ressource VS une contrainte ? (24’’55’)

Les attentes de tout travailleur sont dans l’ordre : l’autonomie, l'utilité, la reconnaissance, le salaire. Pour beaucoup d'enseignants, le travail collectif ne répond pas à ces critères et constitue davantage une contrainte qu’une ressource. Pourtant, c’est une occasion de solidarité, une occasion de confronter des manières de faire ajustées au contexte. Il est vrai que le travail collectif peut aussi être dangereux en raison des relations  de pouvoir qui peuvent s'y développer, notamment dans le cadre d'un fonctionnement avec des professionnels différents.

Le choc des groupes professionnels (33’)

Il y a de plus en plus de non enseignants dans l’Ecole (AVS….). Chaque groupe professionnel a son histoire, certains sont en voie de constitution. Les conceptions de l’éducation et de l’autonomie du sujet ne sont pas les mêmes selon les groupes. Le réel est multiple et congruent, ce qui explique les divergences dans le travail collectif des groupes professionnels.

Existe-il une spécificité du travail collectif en Education Prioritaire ? (36’34)

Il y a une exigence plus forte de travail collectif en Education Prioritaire car il y a nécessité de construire des équivalences entre professionnels (voir par exemple, sur ce thème, le parcours de formation sur le travail commun des enseignants et des animateurs). L’Education Prioritaire accueille souvent des jeunes enseignants qui recherchent du collectif. Dans ces établissements les liens avec les familles peuvent être difficiles ce qui nécessite un travail collectif. Cependant le travail collectif prescrit à tendance à donner lieu à multiplication des contrôles. Le travail invisible prend une part de plus en plus importante en Education Prioritaire, il est invisible notamment à la hiérarchie. Des fois le travail collectif nécessite d’être caché avec le risque de mettre en danger l’individu.

En définitive, pour Françoise Lantheaume,  il vaut mieux soutenir l’existant plutôt que de prescrire l’idéal.

 

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