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Olivier Rey : "Le changement, c'est comment ?"

Par Patrick Picard publié 17/07/2018 09:45, Dernière modification 04/01/2019 16:08
Responsable du service "Veille & Analyses" de l'IFÉ, Olivier Rey précise à quelles conditions il lui semble possible de réformer le système éducatif. Il s'appuie sur le dossier qu'il a réalisé, pour rendre accessibles les résultats des recherches internationales sur la question.

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La méthode du service Veille & Analyses de l'IFÉ  0:00

Vouloir "changer les pratiques" ne suffit pas pour réformer

1:49
Les conditions de l'action publique efficace 2:59

Des exemples à l'international

5:04
La "résistance" au changement 8:48

Le sens donné par les acteurs, condition de la réussite

12:29
Entre centralisme et autonomie, où est la solution ? 19:32
"L'établissement formateur", à quelles conditions ? 21:28
C'est quoi, un "passeur" ? 22:46

A partir d'une synthèse des recherches internationales, mais aussi en prenant plusieurs exemples dans différents pays du monde, Olivier Rey présente plusieurs conditions pour que les "réformes" engagées pour faire évoluer un système éducatif portent leurs fruits.

D'abord, il précise qu'il ne suffit pas de vouloir "faire évoluer les pratiques", comme si celles-ci n'étaient pas dépendantes à la fois des contextes socio-politiques et des normes professionnelles historiquement construites dans une institution, en fonction des objectifs assignés par le politique au cours de l'histoire.

Il observe que les systèmes qui réussissent des changements ne font pas l'économie du temps long, qui implique à la fois des temps de synthèses sur les savoirs disponibles, des temps de concertation avec les acteurs, et un nombre limités d'objectifs réalisables.

Si la notion de "résistance au changement" est souvent définie comme processus interne aux sujets confrontés à l'incertitude et le coût cognitif du changement, Olivier Rey convoque davantage les résultats des recherches qui montrent que les professionnels travaillent d'abord en étant mûs par le sens qu'ils donnent à ce qu'on leur demande de faire, et à la cohérence entre les buts et les moyens donnés pour réaliser le travail à faire.

Il propose de ne pas céder aux sirènes d'une autonomie vantée à tort comme la condition de la libération des énergies, mais au contraire d'articuler prescription centrale forte et garanties de latitudes d'action dans les territoires et établissements, en insistant sur le rôle central des hiérarchies intermédiaires pour nourrir l'action et la capacité à prioriser.

En s'appuyant sur l'expérience accumulée par son service en matière de synthèses éducatives, il prend également le temps de revisiter quelques termes fourre-tout comme "établissement formateur" ou "passeurs", en insistant sur l'importance de la formation continue et les collectifs d'acteurs pour pouvoir construire les mobilisations collectives indispensables à toute élévation de la qualité d'un système ou d'un service public.

 

Le dossier de Veille sur le changement en éducation

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