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Ingrid-CP-CE1 - Tables de multiplication

Par Henrique Vilasboas publié 16/01/2018 15:40, Dernière modification 13/02/2018 14:33
Ingrid enseigne dans une classe double niveau CP-CE1. Elle organise des ateliers de mathématiques lors de l'accueil du matin. Un peu plus tard dans la matinée, elle travaille les tables de multiplication en classe entière.

Bandeau IngridFin d'année scolaire 2016-2017, début de journée.

Les élèves d’Ingrid, en classe de CP-CE1, arrivent et s’installent dans les ateliers du matin.

  • Cinq élèves réunis autour de l ‘enseignante apprennent à lire l’heure.
  • D’autres, en autonomie, s’affairent à construire le château des nombres; ils repèrent et mémorisent les récurrences dans l’écriture chiffrée et dans l’écriture en mots des nombres de 0 à 99. 
  • Dans un autre atelier, celui de “la marchande”, les élèves, rassemblés autour d’une caisse enregistreuse s'entraînent à faire des échanges de monnaie.

Pour Ingrid, ces ateliers du matin sont importants. Ils permettent, d’une part, de bien démarrer la journée en accueillant les élèves: “ J’ai toujours fonctionné en ateliers le matin, comme ça, ça me permet de leur dire à tous bonjour, de leur parler, de savoir comment ils vont”. D’autre part, l’atelier dirigé est un moyen nécessaire et efficace pour construire les notions qu’il serait difficile d’enseigner/apprendre en classe entière. Enfin, les ateliers en autonomie permettent de structurer et automatiser les notions étudiées précédemment en atelier dirigé.

Un peu plus tard dans la matinée l'enseignante organise un temps de travail collectif CP/CE1 pour travailler les tables de multiplication. Elle engage en parallèle l’apprentissage de la multiplication et de la division comme des opérations réciproques. Plus tôt dans l’année elle a fait de même avec l’addition et la soustraction. La modalité de travail choisie par Ingrid permet de faire travailler les deux niveaux de classe ensemble, en respectant le niveau de connaissance et d’apprentissage de chacun. Tous les élèves sont engagés dans la tâche du début à la fin de l’activité.

Lors de l’entretien, Ingrid insiste sur l’importance de consacrer du temps, dans ce cycle, à l’installation des micro-connaissances qui constituent le socle de la numération et des opérations. “C’est pas la peine d’aborder l’addition posée en colonne directement si ils ne savent pas repérer le carreau, les lignes.... Les élèves ont envie d’apprendre, ils sont petits il faut leur laisser le temps”.

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1. Atelier 1 : « Les heures », apprendre à lire l’heure 00 : 00
2. Atelier 2 : « Le château des nombres », suite numérique. 02 : 00
3. Atelier 3 : « La marchande », opérations avec des nombres décimaux.  04 : 19

4. Entretien Partie 1.

Organisation des ateliers du matin

04 : 56
5. Classe entière : Les tables de multiplication/mémorisation des faits numériques 06 : 30
6. Entretien Partie 2.
Travailler ensemble multiplication/division et addition/soustraction 
07 : 58
7. Le travail de l'enseignant dans la classe
08 : 35
8. Le travail collectif dans l'école
10: 20
Description activité de l'enseignant

Focales de Roland Goigoux -->

Principes de fonctionnement collectif d'Yves Reuter -->

Questions
de métier

Questions
d’apprentissage

 1. Atelier 1

« Les heures »

lire l’heure

Ingrid conduit l’atelier sur l’heure avec cinq élèves.

Elle les questionne sur ce qu’ils savent déjà avant de les emmener vers un apprentissage nouveau.

Lorsqu’elle mobilise le comptage de 5 en 5, elle prend le temps de retravailler cette compétence qu’un élève ne maîtrise pas.

Planification

Groupements d'élèves

Régulation

  • retour d'information (feed-back immédiat)
  • Étayage

Compter de 5 en 5

Enseigner classe entière ou en petit groupe quand on aborde une notion difficile ?

Réguler quand la difficulté apparait vs différer et remédier plus tard

 2. Atelier 2

« Le château des nombres»

construction du nombre 

Quelques élèves travaillent seuls ou en binôme dans l’atelier “château des nombres”. Ils construisent et ordonnent la suite numérique, mémorisent ses récurrences dans l’écriture chiffrée 

Un élève, travaillant seul, rencontre des difficultés. Il demande de l’aide (camarade, enseignant), poursuit seul. Il tâtonne, corrige, et nous en parle.

Planification

Démarche pédagogique 

Régulation

Coopération et entraide

Les entiers de 0 à 100

Laisser les élèves travailler en autonomie sans contrôle vs exercer un contrôle

Difficulté d’apprentissage majeure : comprendre, ordonner, mémoriser et manipuler la suite numérique des 100 premiers nombres

 3. Atelier 3

« La marchande »

opérations avec retenue 

Un petit groupe d’élèves simule le jeu de la marchande. Le groupe fonctionne en autonomie. Un élève expert est garant des transactions. Les élèves manipulent de la monnaie, réalisent des estimations et du calcul mental.

Motivation enrôlement et maintien de l'engagement

Régulation Coopération et entraide

Laisser les élèves travailler en autonomie sans contrôle vs exercer un contrôle

 

4. Entretien Partie 1


Organisation des ateliers du matin 

Les ateliers permettent un accueil échelonné des élèves, dans la continuité des pratiques de maternelle. “Il y a une étiquette de couleur par jour; c'est moi qui les inscrit parce qu'il y a beaucoup de garçon qui gigotent..."

Un atelier dirigé par Ingrid “Un atelier avec moi où j’estime que j’ai besoin d’avoir que cinq enfants (…) Je sais que l’heure en grand groupe c’est pas possible”

Ingrid explique comment les stratégies pour mémoriser la construction du château des nombres font l’objet d’un travail d’investigation, mené en grand groupe : “je le mets au tableau et je leur demande ce qu’ils voient et on échange (...) moi je ne donne rien comme stratégie”

Planification 

  • tâche didactique
  • organisation matérielle
  • groupements d'élèves

Établissement d'un climat propice aux apprentissages

Montrer vs faire découvrir

Enseigner les notions difficiles en petit groupe vs en classe entière

5. Classe entière :

Les tables de multiplication/mémorisation des faits numériques.

Les élèves travaillent en classe entière CP et CE1. L’activité proposée permet aux CP de travailler les doubles tandis que les CE1 s'entraînent aux tables de multiplication/division. Les exigences pour chaque niveau sont répétées plusieurs fois. Tous les élèves sont investis dans la tâche du début à la fin de l’activité.

Régulation

  • autorité et climat de classe
  • retour d'information (feed back)

Motivation Orientation et maintien de l’attention

Passation des consignes

Le double niveau facilite-t-il le travail de secondarisation ?

 6. Entretien Partie 2

Travailler ensemble multiplication/division, addition/soustraction 

Associer addition et soustraction, c’est la première année que je le fais et ça marche bien”.

Ingrid explique que travailler simultanément une opération et l'opération réciproque en CP est exigeant mais “Pour moi, c’est un peu plus difficile en début d’année quand ils commencent mais ils voient le lien assez rapidement

"Je fais attention à l'attention des élèves".

Planification Tâche didactique

Motivation orientation et maintien de l’attention

Attention constante au cheminement des élèves, aux questions qu'ils se posent et aux problèmes qu'ils peuvent soulever

Centrer l'attention des élèves sur le sens vs sur la procédure et son automatisation

Les institutionnalisations

 7. Le travail de l'enseignant dans la classe

En CP les trois premiers mois sont très importants, ils permettent d’enseigner des micro-compétences qui seront nécessaires pour bien apprendre les notions au programme “ce n’est pas la peine d’aborder l’addition posée, si on a pas appris à repérer les carreaux”.

“Il faut avancer en fait, il ne faut pas s’arrêter aux difficultés... Les élèves ont envie d’apprendre, ils sont en début de scolarité, il faut les rassurer".

“En CE1 j’ai encore une petite fille qui a des difficultés avec la numération. On fait beaucoup de manipulation avec elle”

Le respect des élèves, et l’attention constante à leur cheminement aux questions qu’ils se posent et aux problèmes qu’ils peuvent aborder.

Importance accordée à la notion de travail et à sa conscientisation accompagnée d’un souci de valorisation des efforts de chacun

Enseigner les “micro compétences scolaires (que certains apprennent à la maison) vs avancer dans le programme, ils les apprendront à force de pratique

Les savoirs sont cumulatifs vs systémiques

Considérer la difficulté comme un obstacle vs une composante de l’apprentissage

 

8. Le travail collectif dans l’école

La "méthode de Singapour" est utilisée dans toutes les classes (sauf en CP) parce qu’elle reprend les schéma de Vergnaud que les enseignants utilisent depuis des années en résolution de problèmes.

Les fichiers utilisés en résolution de problèmes par les dix-sept classes ont été élaborés par des membres de l’équipe avec le M+, Un travail collectif, fruit de séances co-construites et d'observations croisées.

Travailler et réfléchir ensemble, par niveau, par cycle, une des clés de la réussite des élèves et un moyen de tenir dans le métier. “La réussite de nos élèves, la première chose, c’est une équipe stable

Solidarité de l’équipe

Une méthode vs des outils adaptables aux différents styles d'enseignement

Construire un collectif ça prend du temps et ça s'inscrit dans le faire

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